Toujours en route vers le Nord, me voici maintenant à Salta. Plus petite que Mendoza, la ville a la particularité de conserver quelques très beaux bâtiments du temps de la colonisation espagnole, notamment autour de sa place centrale.
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| vue panoramique sur Salta, entourée de montagnes |
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| la cathédrale |
C’est aussi, pour moi, une première approche du monde indigène. Ici, les gens sont un peu plus typés et je commence à ressentir l’influence de la culture inca.
Encore une fois, je loge dans un hostal super sympa, avec asados (= barbecue) tous les mercredis et dimanches soirs. Le personnel, adorable, m’initie aux coutumes locales. Ca commence par le maté, en fin d’après midi :
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| voici le nécessaire à maté : la boîte avec les herbes, le thermos, la calebasse et le sac pour porter le tout |
Il s’agit d’une boisson un peu amère à base d’herbes (entre autres, le mate !) dotée de mille vertus, un peu comme, chez nous, le thé vert. Le maté est une véritable institution en Argentine et se boit en général en bonne compagnie. Il y a une personne « responsable » de la cérémonie. Elle remplit la calebasse d’herbes, y verse de l’eau frémissante, met la bombilla (sorte de paille) et tend la préparation au premier invité. Une fois que celui-ci à fini de boire, il rend la calebasse au responsable, qui reverse de l’eau et la tend à la personne suivante.
Vient ensuite le moment de l’asado, préparé par Victor Hugo (ce n’est pas une blague !), gaucho de son état :
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| Victor Hugo, toujours avec quelques feuilles de coca dans l'une de ses joues |
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| oh la gringa ! |
La viande est cuite très doucement sur des braises de bois. A côté du grill, la réserve de braises.
Enfin, je suis invitée à apprendre à cuisiner les empanadas, véritable jambon-beurre local, par Victor (un autre Victor, pas Victor Hugo). Je me rends donc avec un chico américain à sa maison de Victor pour une journée dégustation.
Tout commence par l’achat des ingrédients : viande, piment, poivron, cive, oignon, tomate, ail, vino tinto… que des bonnes choses.
Ensuite la recette est assez simple, il faut tout couper en petits morceaux !
Victor se charge de la cuisson.
Il faut ensuite disposer la farce dans de petites pâtes à tarte et refermer le tout délicatement :
Après un petit tour dans le four, voici le résultat, un délice :
Bon appétit !














Une question essentielle concernant la cuisson de la bidoche : comment l'aiment les Argentins ? A la civilisée type "bords de la Vézère", c'est-à-dire bleue ou saignante, ou bien à la barbare type "gringos de los United States", carbonisée au napalm ?
RépondreSupprimerwaouhou !! il est 20hres passé et je suis encore au bureau; je découvre ton séjour à Salta et là je ne tiens plus... entre les grillades et les empanadas ... plus la bouteille de rouge que j'aperçois, j'ai trop faim !! je viens d'appeler Encarna pour qu'elle prépare un bon encas.. et je rentre. Merci de nous faire participer à ton beau voyage et de toujours nous faire réver. Besos.
RépondreSupprimerj'ai faim j'ai faim !!!
RépondreSupprimercousine, quand tu rentres comme on est (presque) voisines, il FAUT que tu me fasses bien goûter tout ça !!
miam miam !
gros bisous !
Sarah.
Ménardos, la vérité se situe entre les deux... Comme il s'agit souvent de morceaux très épais le coeur est plutôt saignant et l'extérieur à point...
RépondreSupprimerJ'ai l'impression que tu as appris quelques bonnes petites recettes au cours de ton voyage ... ça m'intéresse ... Je sens que je vais en profiter môa héhéhéhé. Je dis ça, c'est pour aider, pour que tu ne perdes pas la main ;-)))
RépondreSupprimerBesos