Mendoza… Je devais y rester deux jours et j’y aurai passé une semaine. Cette ville a un charme envoûtant. Non qu’elle soit particulièrement jolie : pas d’architecture particulière, plan en damier, pas de rue piétonne, mais de grandes avenues ombragées et un rythme résolument lent. Mendoza est incroyable. Construite au milieu du désert, la ville est parcourue d’innombrables canaux d’irrigation, ce qui fait que les rues sont ombragées par d’immenses platanes.
Il y fait chaud mais une petite brise légère souffle en permanence. La ville est grande et bruyante mais cinq petites places permettent de se reposer.
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| la plaza de Espana |
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| détail d'un banc |
Il y a plein de très vieilles voitures et de très bons glaciers…
Ensuite il y a l’hôtel où je loge. Un hôtel où l'on se croit comme à la maison (les lits superposés en plus !). Il y a eu deux soirées organisées avec barbecue géant (ici on appelle ça un asado) et une grande tablée avec tous les convives dans le jardin. Une ambiance tellement chouette que je vais poursuivre mon voyage avec trois chicos de l’hôtel pendant quelques jours (à suivre dans mon prochain post !).
Enfin il y a eu la visite des bodegas. Mendoza est réputée pour ses vins, notamment le Malbec. Il s’agit d’un cépage français qui a disparu d’Europe à cause du Phylloxera et qui s’est totalement adapté au terroir argentin.
Je pars avec quelques autres chicos de l'hôtel jusqu'à Lujan de Cuyo.
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| Lujan de Cuyo : son église |
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| l'ambiance est annoncée tout de suite : ici, on n'ira pas plus vite qu'à Mendoza ! |
Là, on loue des bicyclettes pour la journée. On nous fournit une carte du coin avec les bodegas (= domaines viticoles) à visiter et hop, c’est parti ! Les visites sont payantes et se concluent par une dégustation très complète des vins locaux. Malbec, comme dit précédemment mais aussi Torrontes, un cépage blanc argentin qui donne un vin tout à fait particulier. Une odeur très douce et fruitée pour un goût plutôt sec. Etonnant ! Il y a aussi le Bonarda, cépage italien que je ne connaissais pas. Donc beaucoup de vins de cépage mais aussi des mélanges, principalement avec du Cabernet Sauvignon et du Merlot. Tout cela pour donner des vins qui titrent 14°C à 15°C . Bon, vous imaginez bien que dès la deuxième bodega il faut bien se concentrer pour rouler droit ! Heureusement, il n’y a pas beaucoup de voitures…
La première bodega, Weinert, très traditionnelle, qui date de la fin du 19ème siècle :
La deuxième, Pulmary, une famille de viticulteurs de vin bio :
La troisième, Alta Vista, détenue par un Français, avec vue sur les Andes :
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| oh quelle bonne idée ! |
























Chère nathalie, désolé de te contredire : le Malbec n'a non seulement pas disparu d'Europe, mais il se porte même très bien puisqu'il est le constituant principal du vignoble de cahors. Il est aussi connu sous le nom de Côt, ou Auxerrois. Il est également planté sur les rives de la Loire entre Blois et Tours aux côtés du Cabernet pour certains touraine.
RépondreSupprimerCe qu'on t'a certainement dit, c'est qu'effectivement le Malbec fut totalement détruit à l'aube du XXe siècle par le Phylloxera, mais qu'il fut entièrement reconstitué par des plans venus d'Amérique du Nord. Plans d'Amérique venus autrefois par bateau depuis... la région de Cahors. Le Malbec fut introduit en Argentine dans la deuxième moitié du XXe siécle. Cette petite erreur serait-elle due à une explication entendue au travers de lymbes trompeuses suivant l'absorbtion de quelques verres de la production locale tirant à 15° ?...
Bon, je vois que Ménardos m'a précédé: il t'a tout dit sur le Malbec!
RépondreSupprimerLes sites de tes visites se suivent mais ne se ressemblent pas; Mendoza, Lujan de coyo : voilà des villes qui me plaisent (rien à voir avec Bariloche); est-ce que l'on te sert quelques tapas lors des dégustations?
Hola Michel, non, malheureusement rien à grignoter ! On leur a d'ailleurs suggérer de faire une dégustation de vins rouges avec du chocolat de Bariloche ! ;-) Par contre nous avons déjeuné dans la deuxième bodega, qui servait des plats assez simples mais très bons !
RépondreSupprimerHola Menardos, je crois plutôt que cette erreur est liée à la fierté toute argentine qui a peut être tendance a transformer un peu la réalité en faveur de ce si beau pays... ;-)
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