jeudi 15 décembre 2011

7 jours sur l'Overland Track

7 jours hors du temps. 7 jours au coeur de la nature sauvage. 7 jours à marcher jusqu'à épuisement. 7 jours magiques.

Nous revenons de randonner l'Overland Track, le plus célèbre trek australien. Le parcours de base, 80 km, ne comporte pas de dénivelé très important, la difficulté principale est dans le poids des sacs, puisqu'il faut être autonome pendant 7 jours minimum. Autre difficulté : les conditions climatiques. On a beau être en été, les quatre saisons peuvent se succéder dans la même journée. Il a neigé quatre jours avant notre départ. Pour nous, grande chance, une seule journée de pluie. Les nuits sont tout de même fraîches avec -1°C et 4°C au moment du lever ! Dur de sortir du sac de couchage !

A chaque étape, il y a un refuge, généralement bâti dans un cadre splendide. Il est équipé de tables, de lits superposés en bois pour une vingtaine de personnes, un tank d'eau de pluie pour se réapprovisionner en eau potable et des toilettes sèches. Il y a également un ranger, qui s'occupe d'entretenir la hutte, le sentier et de recenser les animaux sauvages.


la New Pellion Hut

vue de la terrasse de la hutte...

Outre l’endurance et la motivation, il faut être aussi un brin écolo pour entreprendre ce trek. Tous les déchets doivent être emportés, il est interdit d’utiliser savon et dentifrice, qui ne sont pas biodégradables. Palliatifs : le tea tree oil (le remède miracle ici) pour savon et du bicarbonate de soude pour dentifrice !

Voilà pour l’ambiance générale. En ce qui concerne les paysages, ils sont grandioses et changent à peu près toutes les heures. On enchaîne les plaines désolées et les forêts moussues, les sommets pelés et les prairies de bruyère. Le plus impressionnant, c’est que, où que porte le regard, il n’y a pas trace de présence humaine. De la nature à l’infini : pas un poteau électrique, pas un sentier, pas un animal domestique… rien que du vert !

Nous sommes une dizaine à prendre le départ ce 08 décembre. La journée, nous sommes seuls, c’est le calme absolu. On ne perçoit que le chant des oiseaux, des grenouilles, le bruit de l’eau et du vent. Le soir, lorsque nous entendons des voix, nous savons que nous arrivons au refuge, et cela nous remplit de joie.
Bien sûr, à force de passer nos soirées avec les mêmes personnes, nous créons des liens forts, qui viennent s’ajouter à cette expérience.
  
JOUR 1

c'est le moment tant attendu du départ

le tout début du parcours

Le premier jour est le plus difficile, car il faut franchir un col. C'est aussi le jour où les vues sont les plus panoramiques. JM pousse même le bouchon plus loin, en gravissant le Craddle Mountain Summit, qui se finit en escalade. Moi, je l'ai tranquillement attendu au col, en faisant une petite sieste...

attention, pour ne pas se perdre, il faut bien suivre les bâtons !
vue sur le Craddle Mountain depuis Dove Lake
L'après midi, nous longeons Barn Bluff :



JOUR 2

Les paysages sont surtout composés de bruyères, toutes en fleurs puisque nous sommes en été.





JOUR 3

Encore du changement, les forêts étranges se succèdent aux plaines sans fin.





La journée s’avère particulièrement difficile, car nous passons plusieurs heures à bondir et faire des acrobaties pour éviter de s’embourber…

on passe où là ?

JOUR 4

Il pleut et il fait froid. La forêt ici est vert fluo, tous les troncs sont recouverts de mousse.




Nous voulions monter le Mont Ossa, plus haut somment de Tasmanie (1617 m), mais vu le temps, nous décidons plutôt de faire deux étapes en une journée, et marchons ainsi 10h pour atteindre la hutte d’après.

une belle cascade en chemin

JOUR 5

drôles de couleurs

en haut du "Labyrinthe", magnifique side track

JOUR 6

que du beau...

L’Overland track, c’est aussi l’occasion de rencontrer quelques animaux sauvages :

petit serpent venimeux

adorable wombat, qui a détrôné les wallabies dans mon coeur !

wallabie des rochers

le timide échidné
le gourmand Currawong, qui ouvre les zips des sacs à dos et mange les barres de céréales !

JOUR 7

Au final,  nous aurons marché une centaine de kilomètres pour couvrir le sentier principal et les sentiers secondaires.
C’est avec une grande joie que nous arrivons au lac St Clair le 14 décembre, terminus du périple.

le long du lac St Clair

le lac St Clair

Nos organismes sont fatigués, il y a quelques douleurs par ci par là et cela fait une semaine que nous ne mangeons pas à notre faim (à bas les repas lyophilisés !). Je reste donc fidèle à la tradition familiale de la petite douceur-récompense : un bon morceau de carrott cake. Miam ! JM, lui, se contente… d’une bière ;-)

En même temps, nous sommes un peu tristes de quitter cette parenthèse hors du temps, conscients d’avoir vécu quelque chose d’unique. De retour à Hobart, les odeurs de la ville nous sautent au nez ! Beurk…

happy end !

10 commentaires:

  1. c'est incroyable ce que vous avez du profiter de ces merveilleux paysages !!! nous ici on ne fais au contraire que manger et alors la rando ... pfff!! en même temps, on est bien conscient que louper le patrimoine "montagnard" d’Angers est une erreur impardonnable ^^'
    gros bisous, bonnes fêtes et merci pour ces purs moments de bonheur !
    fanny

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  2. Wah quel trek incroyable !! Ça doit être enivrant de se retrouver seuls entourés d'une nature vierge. Vos efforts ont été bien récompensés !

    J'en profite pour vous souhaiter un joyeux noël à l'autre bout du monde mais nous sommes avec vous par la pensée.
    Je vous embrasse très fort mes voyageurs adorés.

    Nalex

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  3. Que du beau!! ;-)))
    Je profite de mon reveillons de Noel Londonien tres imprevue pour regarder vos images vraiment Magnifiques. Ca a du etre un moment absolument extraordinaire!

    Je vous embrasse et vous souhaite un tres joyeux Noel.
    Isa

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  4. Salut Nat, salut JM,

    Felicitations pour ce long treking, je ne sais pas si j'aurais eu le courage... En meme temps ca a l'air de valoir le detour.
    Je suis a Sydney au moment ou je vous ecris, mais juste en transit entre Fidji et Bangkok.
    Joyeux Noel et reposez-vous bien !

    Philou

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  5. On a attendu un mois ce nouveau post, mais ça valait le coup ! Quelle rando !!! Et j'imagine sans peine que vos photos, déjà belles, ne doivent donner qu'une petite impression de tout ce que vous avez ressenti. Comme dit Fanny, nous ici à Angers on escalade plutôt les bouteilles de champagne et de bourgueil, ce qui est très sympa en soi, mais c'est pas DU TOUT la même chose ! Je vous envie et vous souhaite encore de longues heures de bonheur comme celui-ci. Bises.

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  6. une petite question m'est venue à l'esprit alors que je m'attardais encore une fois sur ces magnifiques photos : comment était balisé le sentier dans la foret ?! parce que pour ne pas ce perdre, il faudrait au moins marquer tous les arbres !!!

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  7. wouaou ! en effet on l'a attendu ce nouveau post, et on n'est pas déçus !!!
    C'est un régal de vous suivre, bravo pour vos prouesses ! Combien de temps encore en océanie ?
    En tout cas c'est super d'avoir de vos nouvelles et de voir vos grands sourires !
    Joyeux Noël à tous les deux ! Ou serez-vous pour le nouvel an ?
    Des bisous !
    Sarah.

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  8. Oui, tout est bien balisé sur le sentier principal. Pour les sentiers secondaires, il faut être très attentifs aux signes, surtout quand il y a du brouillard. Il y a des morts tous les ans en hiver, quand les gens se perdent et n'ont pas de quoi se réchauffer...

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  9. DETROUSSEL Annick1 janvier 2012 à 15:05

    Je vous souhaite pleins de bonnes choses pour cette nouvelle Année 2012,que votre aventure se déroule le mieux possible, en tout cas, ça à l'air, profitez au maximum et en pleine forme
    bizz; Annick

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  10. Mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année !

    Très sympa votre blog, jolies photos et bien commentées !!
    Je vous souhaite bon courage pour la suite de votre périple.
    A une prochaine (sur Paris pour fêter votre retour ?).
    Arnaud

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