Avant de prendre notre avion pour le Laos, nous avons une dernière journée à passer à Phnom Penh. Nous partons à bord d’un tuk tuk au Nord de la ville, prenons un ferry pour traverser le Mékong, et arrivons sur l’île de la Soie. Cette petite île a une ambiance bien particulière, bien loin du bruit et de la fureur de la capitale. Ici, c’est la vie de village. L’ambiance est d’autant plus cool que nous sommes dimanche. Sous chaque maison en pilotis, il y a un métier à tisser. Normalement, toutes les femmes travaillent là, dans le cliquetis des navettes et des pédales. Mais aujourd’hui, tout est calme.
Pour visiter l’île, nous louons des vélos, ce qui fait bien rire les locaux, qui ne supportent pas l’idée de transpirer.
En chemin, nous croisons plein de gamins qui nous crient « hello !! ». Nous sommes parfois obligés de les chercher des yeux car bien que nous entendions leurs cris, on ne les voit pas tout de suite ! ;-)
Pendant que je pédale, je ne peux m’empêcher de me dire que même la reine d’Angleterre, lorsqu’elle salue la foule depuis sa voiture, ne peut recevoir autant de « hello », accompagnés de si nombreux, de si grands et de si beaux sourires. Non décidément, la reine d’Angleterre doit nous envier !!
Voyez plutôt :
| ce jeune homme qui conduit la moto à 14 ans, je lui ai proposé d'échanger sa moto contre mon vélo, sans succès... |
| dans la cour d'une maison, l'heure est aux déguisements |
Bien sûr, tout cela serait trop « lisse », sans un peu d’aventure. Alors nous nous perdons un peu dans le centre de l’île, dans les sentiers sinueux et parfois, surprenants !!
| euh... c'est par où ? |
Heureusement, nous croisons de temps en temps une âme charitable, qui nous indique gentiment le chemin en se moquant de nous. Tous les autres touristes sont sur les grandes routes bien tracées, à bord de leur tuk tuk en se laissant gentiment transporter ! Mais qu’est ce que ces touristes viennent faire là ?
Le clou de la balade, c’est pour rendre les vélos. Impossible de retrouver la petite maison où nous les avons loués. Nous repassons quatre fois près de l’embarcadère où nous avons débarqué, impossible de reconnaître la maison. Encore une fois, les locaux se marrent bien à nous voir passer et repasser. Jusqu’au moment où quelqu’un nous dégote un vieil homme qui parle français (car personne ne parle anglais). A l’aide d’un dessin sur la terre du chemin, il nous explique qu’il n’y a pas un, mais quatre embarcadères ! Là, nous sommes au deuxième, et de toute évidence, ce n’est pas le bon…
La galère… Il commence à pleuvoir, nous sommes fatigués, et nous ne savons pas où aller. Alors nous reprenons la route, passons encore deux trois fois par le même endroit, allons à l’embarcadère n°3, puis n°4. Ben non, c’était le n°1 !! Pfiout… Faut tout refaire en sens inverse…
Enfin, nous avons bien ri car les personnes qui nous ont loué les vélos nous ont vu arriver épuisés et dégoulinants…
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