jeudi 20 octobre 2011

On the road

Voilà un mois que nous sommes arrivés en Australie et nous avons déjà parcouru 7 000 km. De longues journées à avaler les longues routes droites du Territoire du Nord, dans l’Outback, l’une des terres les plus reculées d’Australie. La route ici, c’est quelque chose, sans parler de la conduite à gauche…
Tout d’abord il y a les road trains, véritables monstres de la route. Ils peuvent mesurer jusqu’à 53 m de long et comptent chacun une petite centaine de pneus…



Lorsque l’un d’eux apparaît à l’horizon, on ralentit, on agrippe le volant, on regarde droit devant soi et on attend que ça passe ! Il faut dire qu’ils déplacent pas mal d’air… Les highways sont en fait l’équivalent de nos routes nationales, pas toujours en très bon état, où l’on peut rouler à 130 km/h. Et ces engins roulent effectivement à pleine allure. Le plus fun, c’est quand on se trouve sur une route comme celle ci-dessous, à voie unique (limitée à 100 km/h !!!) :


Dans ce cas, c’est « tous aux abris » et plongeon sur le bas côté, car les road trains ne ralentissent pas !! Ils tuent d’ailleurs un grand nombre d’animaux sur les routes. Les wallabies, bien sûr, mais aussi des vaches, dromadaires, cochons sauvages… La faune écrasée sur la route est assez diversifiée !

Deuxième particularité de la conduite dans la région, il faut saluer d’un geste de la main (ou au moins de l’index) tout conducteur que l’on croise. Au début, on trouvait cela un peu farfelu, mais finalement, lorsque l’on croise trois ou quatre voitures dans la journée, on est très content de dire bonjour à quelqu’un !!

Enfin, il convient de faire attention à tous les animaux qui peuvent traverser la route… y compris les lézards ! Dans les parcs nationaux, des panneaux indiquent : « we like our lezards frilled, not grilled ». Vous imaginez la concentration maximum du conducteur…

Nos journées se sont donc écoulées à rouler au milieu de ces paysages désolés.


A peu près deux fois par jour, nous passions par des villages d’une centaine d’habitants. En fait, cela se réduit à un pub-supérette-camping-station essence (sans accès Internet, of course). Tous les autres habitants sont dispersés dans des « stations », immenses ranchs perdus dans la nature et invisibles de la route.
Ces stations ont leur propre générateur d’électricité, allumés seulement quelques heures par jour. Pour assurer la santé de ces personnes isolées de tout, il y a les Royal Flying Doctors, un service de médecine doté de plusieurs avions entièrement équipés pour voler au secours des malades. Ils peuvent même procéder à des opérations ou des accouchement à bord ! Et pour les enfants, il y a la School of the Air, école par correspondance qui utilise la technologie Internet pour réduire les distances et favoriser les échanges. Un autre monde !

Et bien sûr, pour clore ce post, je dois vous raconter l’anecdote de ce road trip. Devinez ce que fait JM sur cette photo ?


La réponse tout de suite…
Je conduis tranquillement Barney (nom donné à notre campervan) lorsque j’aperçois l’énième wallabie écrasé sur la route. Il y a beaucoup de vent, nous sommes régulièrement déportés, aussi je décide « d’enjamber » l’animal. Manque de bol, il n’était pas tout à fait décomposé et cogne dans la voiture. Jusque là, rien de grave. Sauf que des lambeaux de chair se sont de toute évidence accrochés sous le van, vue l’odeur nauséabonde qui envahit immédiatement l’habitacle. Horreur, malheur, nous nous arrêtons pour essayer d’enlever le maximum de bidoche. D’où la photo.
Cela a nettement réduit l’odeur, mais pas tout à fait. Nous avons donc baptisé notre invité qui se rappelle régulièrement à nous « Wallou » et on aimerait bien qu’il reprenne sa liberté vite fait…
En attendant, on essaie de masquer l'odeur, chacun sa technique…

feuilles de menthe dans le nez, testé et approuvé par Elvire  !

6 commentaires:

  1. L'odeur, la chaleur, la solitude, la ligne droite qui n'en finit pas, c'est vraiment l'aventure à 200% ! On n'imagine pas dans notre "petite" France de 540 000 km2 cette logistique spéciale à mettre en place pour tous ces habitants de ces régions perdues au fin fond de nulle part. Fascinant ! Au vu de toutes ces pauvres bestioles écrabouillées, je comprends un peu mieux maintenant le grillage en travers de votre pare-brise. Je suppose que c'est pour éviter de se recevoir un wallaby dans la vitre, non ?

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  2. oh non mais c'est ignoble l'histoire de wallou !!!!!!!!!!!!!!! baaaaaaah ! pauv' bête !!
    sinon, les gros camions ont vraiment la classe ! plus encore que celui de jamie dans c'est pas sorcier ! ;) incomparable ? ne le dites pas svp !!
    gros bisous !! fanny

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  3. la grille devant le pare brise nous épargne surtout nombre de papillons et de libellules qui viennent se brûler les ailes sur la voiture...

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  4. il faut savoir que Barney est équipé d'un poste radio - lecteur K7. Evidemment, on ne capte pas de station radio en dehors des villes et les K7... on n'en n'a pas !! Alors oui, on a beaucoup chanté, et non, il n'a pas plu !!

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  5. Alors là je dis bravo JM, tu m'épates ! Tu braves tous les dangers et surtout toutes les odeurs pour sauver Barney et ta petite tribu !
    Mention spéciale à Elvire pour la feuille de menthe dans le nez. Je dois dire que j'adore le concept. Quel pragmatisme ! Par contre Nath, jouer la pin-up devant un road train, je trouve ça un peu léger hein !

    Bécots les aventuriers !

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